accompagnement budgétaire & financier, soutien moral, marche à suivre, lettres type (modèles de lettres), aide aux surendettés, surendettement des particuliers, que faire ?
conseils surendettement, dossier de surendettement, mesures recommandées et/ou imposées, PRP (Procédure de Rétablissement Personnel), commission de surendettement
excès de crédits, crédit revolving, crédit à la consommation, litiges crédit renouvelable, informations juridiques, mode d'emploi surendettement

Auteur Sujet: Les pièges et dangers du crédit revolving  (Lu 7655 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne bisane

  • Administrateur
  • Océan
  • *
  • *
  • Messages: 124125
Les pièges et dangers du crédit revolving
« le: 26 juillet 2010 à 08:48:28 »
Deux articles forts bien faits sur les crédits revolvings, que je me permets de recopier (quand c'est aussi bien fait, ce n'est pas la peine de se fatiguer à écrire...  :D )

Le plus accessible : Crédit à la consommation - Crédit renouvelable

Le crédit renouvelable porte aussi le nom de « crédit permanent », « crédit revolving », « crédit reconstituable », « réserve d’argent » ou « réserve de crédit ».
Le montant du prêt est libre d’utilisation, à la différence par exemple du prêt affecté.
Mais concrètement, l’accès au crédit revolving se produit souvent à l’occasion d’un désir d’achat dans une grande surface, une enseigne commerciale spécialisée,… de grande distribution, et pour un bien parfaitement identifié : appareil électroménager, article de sport, appareil électronique,…

La réserve d’argent est le plus souvent associée à une carte que vous remet un personnel commercial de l’enseigne. Elle vous sera présentée comme la carte du magasin, parce que son utilisation dans le magasin ouvre droit à des réductions de prix sur certains achats. Mais cette carte est surtout une carte de crédit, délivrée conjointement par un établissement de crédit et l’enseigne avec laquelle il a des accords de distribution. Souvent ces cartes sont multifonctions et permettent des retraits d’espèces dans les distributeurs automatiques de billets de l’établissement financier qui vous a octroyé le crédit.
Vous êtes tenté par un téléviseur à écran plat qui coûte 600 €. Le vendeur auquel vous vous adressez vous demande si vous avez déjà une carte du magasin. Si vous répondez par la négative, il vous propose cette carte et vous indique que, grâce à elle, vous pourrez utiliser une réserve d’argent, souvent supérieure au prix du bien qui vous tente. Dans notre exemple, il se peut que la réserve soit de 1500 €. Cela revient à dire que vous avez une autorisation de crédit de 1500 €. Si vous touchez à cette réserve, par exemple pour payer le téléviseur de 600 €, vous vous endettez, et ce crédit a un coût élevé (souvent de l’ordre de 17 à 20 %). Vous restez endetté tant que vous n’avez pas reconstitué votre réserve. Les charges d’intérêt sont calculées mensuellement sur le montant restant dû.

Un emprunt de combien ?
Ce qui vous est communiqué d’entrée de jeu, c’est le montant maximum, la « réserve ». Ensuite, c’est vous qui décidez du montant effectif de l’emprunt, en « piochant » plus ou moins dans la réserve. N’oubliez jamais qu’il s’agit d’un emprunt, dont le coût est exprimé par un TEG annuel – généralement de l’ordre de 17 à 20 % - et que plus il est indolore (faibles mensualités), plus il est long et plus il est cher. Sans compter que s’y ajoute souvent le coût de l’assurance emprunteur, non comprise dans le TEG mais qui alourdit le coût du crédit si elle est souscrite.

Quels remboursements ?
Les pratiques varient selon les banques et les distributeurs. Mais la plupart du temps, il vous est proposé de rembourser le crédit par des mensualités très faibles, à peine supérieures au remboursement des intérêts dus. Ce qui signifie que, dans ces conditions, vous ne remboursez pas le capital ou très lentement. Concrètement, plus les mensualités de remboursement sont faibles, plus long et plus cher est le crédit. Si vous puisez un peu plus dans votre « réserve » sans augmenter le montant des mensualités, vous allez nécessairement augmenter la durée et le coût de votre crédit. Comme tout crédit à la consommation, le crédit revolving peut être remboursé par anticipation, sans frais ni pénalités. Et vous y avez intérêt si vous le pouvez !

Pourquoi appelle-t-on ça un crédit renouvelable ?
Pour deux raisons, principalement. D’abord, parce qu’il est reconstituable, il s’agit d’une ligne de crédit qui vous est accordée et que vous n’avez a priori pas à renégocier. Au fur et à mesure de vos remboursements, vous reconstituez votre réserve. Ensuite, parce qu’il est reconductible tous les ans par tacite reconduction. Mais pas forcément aux mêmes conditions ! Trois mois avant l’échéance annuelle, la banque doit vous communiquer les nouvelles conditions que vous pouvez refuser, en retournant, au plus tard 20 jours avant l’échéance, le bordereau-réponse joint au courrier de la banque. En cas de refus vous rembourserez le montant de votre crédit aux anciennes conditions mais sans pouvoir procéder à une nouvelle utilisation de votre ligne de crédit.

Combien ça coûte ?
Le crédit revolving est souvent présenté comme un mode de crédit très souple car il permet de moduler son utilisation et les montants empruntés au fur et à mesure de ses besoins. Et c’est vrai, en un sens mais cette souplesse a des contreparties.
La première est le coût élevé du crédit.
En 2007, les taux d’intérêt moyens des crédits revolving facturés par les établissements de crédit s’échelonnaient entre 12,82 % et 18,51% pour les banques et entre 12,01 % et 19,30 % pour les spécialisés, soit un taux moyen de 14,80 % chez les premières et de 15,92 % chez les seconds (Source Athling Management pour le CCSF Comité Consultatif du Secteur Financier).
Le coût du crédit est exprimé par un taux effectif global (TEG). Un certain nombre d’offres commerciales actuelles proposent un TEG très attractif dans les premiers mois d’utilisation (5 %, voire en dessous). Mais attention, il s’agit d’une offre limitée dans le temps. Ensuite le taux passe à 15 ou 20 % !

Le TEG contractuel est soit fixe soit, le plus souvent, révisable. S’il est révisable, cela signifie que le prêteur est en droit de réviser le taux du TEG dans les conditions fixées dans l’offre. En tout état de cause, l’établissement qui vous accorde le crédit est tenu de vous informer de tout changement de taux et de vous donner la possibilité de le refuser (ce qui vous contraindra à ne plus « piocher » dans la réserve)

Deuxième contrepartie de la souplesse, vous ne connaissez pas le coût réel de votre crédit, ni au moment où vous signez le contrat, ni après. Vous connaissez le taux, mais, si vous utilisez régulièrement les possibilités de prêt qui vous sont offertes, vous ne savez pas sur quelle base s’applique ce taux, car ce chiffre dépend du montant utilisé et de la durée de remboursement.
Parfois, toutefois, ce montant est connu à l’avance si vous choisissez des formules du style "payez en 10 mensualités". Vous pouvez alors demander une simulation de son coût.

Puis-je disposer de l’argent tout de suite ?
Normalement, comme tout crédit à la consommation, le crédit revolving est soumis aux règles des délais de réflexion et de rétractation. A priori, vous avez 7 jours (et 2 fois plus si vous achetez par correspondance) pour renoncer à ce crédit qui vous est proposé. Pourtant lorsque vous vous rendez dans un grand magasin ou une enseigne spécialisée et que vous souhaitez ouvrir un compte et avoir une carte, vous obtenez quasi immédiatement une somme pouvant souvent aller jusqu’à 1500 €, et ce, sans toujours avoir à justifier de vos revenus. C’est une facilité que les établissements de crédit vous accordent mais attention de ne pas en abuser, et sachez que si, rentré chez vous, vous ne souhaitez pas donner suite à votre emprunt, vous pouvez vous rétracter. Mais votre achat, qui n’est pas conditionné à l’obtention du prêt, sera, lui, définitif, sauf clauses de retour propres à chaque enseigne.

Quelques conseils
- Attention à ne pas multiplier les crédits permanents, vous risquez de tomber dans le surendettement, notamment si vous prenez ces crédits pour en rembourser d’autres.
- Si vous souhaitez prendre un crédit pour financer un achat précis, essayez plutôt d’obtenir un crédit affecté : certes ce type de crédit est moins souple et accordé moins facilement mais il est moins cher. En outre, s’il est affecté et que vous utilisez votre faculté de rétractation, vous ne serez pas tenu d’acheter le bien.
- Ne laissez pas perdurer un crédit permanent au-delà de votre besoin. Dès que vous le pouvez, effectuez un remboursement anticipé (qui ne donne pas lieu à pénalité) ou augmentez vos mensualités pour accélérer le remboursement.

Quand c'est écrit par La Finance pour tous, on les croit sur parole !  :D


L'autre est plus ardu, et je le résume : Le crédit Revolving

Un crédit revolving peut s’avérer utile et d’un coût acceptable sur une courte période.
Mais : Une utilisation qui peut s'avérer très couteuse
Cela signifie aussi que 2 ans après le début de ce crédit, pour une mise à disposition de 2.750 euros, il y aura toujours 2.000 euros de dettes !

Des mensualités faibles
Ces petites mensualités peuvent paraître séduisantes. Mais il faut savoir que plus la mensualité est réduite, plus le coût final du crédit sera important.
Dans la réglementation, l’assurance est facultative sur les crédits à la consommation et ne sera donc pas prise en compte dans la détermination du TEG [...]
Le TEG assurance comprise explose à un taux record de 31,6 %.
Banco !  ;D

Les risques du crédit revolving doivent inciter à la vigilance

Par son fonctionnement, le revolving peut devenir très dangereux, pour celui qui ne fait pas preuve de la vigilance minimale ou qui est mal informé. Son implication dans de nombreux cas de surendettement le prouve.

Le crédit revolving est un crédit facile, simple d’utilisation. Les organismes de crédit ne sont pas toujours très regardants sur le taux d’endettement des ménages. En mai 2008, une enquête de 60 millions de Consommateurs révélait que dans certaines sociétés de crédit, des clients déjà endettés avaient pu obtenir sans difficulté des crédits supplémentaires.

Dans le Baromètre du surendettement, la Banque de France signale que 84% des dossiers déposés en juin 2008 comprenaient un crédit renouvelable ou un découvert. « On recense en moyenne 6 crédits revolving dans 82 % des dossiers de surendettement. », avance pour sa part l’UFC-Que Choisir en octobre 2008. Alain Bazot, le président de l’association de consommateurs, considère d’ailleurs ces crédits comme « les prêts toxiques des consommateurs français. »

Dans son avis sur le surendettement des particuliers d’octobre 2007, le Conseil Économique et Social a placé en tête de ses requêtes une plus grande régulation des crédits à la consommation dont le crédit renouvelable. Il a recommandé « une plus grande attention de la part des établissements bancaires vis à vis de la clientèle la plus fragile, pour que ne lui soient pas proposés des produits dont elle n’a pas l’utilité. ».

63% des incidents bancaires recensés fin 2007 étaient liés à des défauts de remboursement de prêts personnels et de crédits permanents, soit près d’1,9 millions d’incidents. Il faut savoir qu’un défaut de paiement entraîne automatiquement l’inscription au fichier de la Banque de France des incidents bancaires de remboursements de crédits aux particuliers (FICP).


Et c'est donc écrit par Nicolas Auffray et Frédéric Vergne sur cbanque....


A bon entendeur....  ;)
« Modifié: 26 juin 2013 à 21:16:47 par Smilysoul »
il n'y a que les combats que l'on ne livre pas que l'on est sûr de perdre...