Objet : Demande de traitement de ma situation de surendettement
Madame, Monsieur,
Par la présente, je sollicite le bénéfice de la procédure de traitement des situations de surendettement mentionnée aux articles L.331-1 et suivants le code de la consommation.
Je me permets de vous adresser ce courrier afin d'accompagner mon dossier de surendettement et de vous exposer, avec sincérité, la réalité de ma situation aujourd'hui devenue insoutenable.
En avril 2024, j'ai été licenciée pour motif économique. Face à cette épreuve, j'ai refusé de rester sans solution et j'ai immédiatement pris la décision de créer mon entreprise dans le secteur immobilier, où les perspectives d'emploi salarié étaient quasi inexistantes. Mon objectif était clair : reconstruire une stabilité financière et assurer un avenir à ma famille.
Dans ce contexte, j'ai également voulu, à tort, continuer à assumer les dépenses du foyer comme auparavant. Pour y parvenir, j'ai puisé dans les réserves de crédits à la consommation que je n'avais pourtant plus utilisés depuis longtemps, pensant pouvoir faire face temporairement le temps de redresser ma situation. Ces décisions ont contribué à fragiliser davantage mon équilibre financier.
Cependant, dès avril 2025, mes revenus se sont révélés insuffisants pour faire face à mes charges. Inquiète, j'ai sollicité l'aide de ma conseillère bancaire. La solution qui m'a été proposée — une carte à débit différé associée à un crédit renouvelable — devait m'aider à passer un cap difficile. Elle a malheureusement marqué le début d'une spirale dont je n'ai pas réussi à sortir.
Le fonctionnement du débit différé ne m'a pas permis de mesurer correctement l'ampleur de mes dépenses. J'ai également eu recours à des paiements en plusieurs fois, notamment pour des dépenses nécessaires comme des réparations de véhicule ou le remplacement de pneus. Ces échéances, cumulées dans le temps, ont aggravé ma situation financière. Par ailleurs, dans un contexte de séparation très difficile pour mes enfants, j'ai cherché, à tort, à compenser leur souffrance par certains achats. Avec le recul, je mesure les conséquences de ces choix. Aujourd'hui, ces comportements sont totalement arrêtés et j'ai repris un contrôle strict de mes dépenses.
Peu à peu, ma situation s'est dégradée. Malgré toute ma vigilance, je n'ai pas réussi à enrayer l'endettement. J'ai alors fait appel à mes proches, qui m'ont soutenue autant qu'ils le pouvaient, sans que cela suffise à rétablir la situation.
En janvier 2026, ma vie personnelle a basculé avec la décision de divorcer. Jusqu'alors, les revenus de mon mari permettaient de maintenir un équilibre fragile. La séparation a provoqué un effondrement brutal de ma situation financière : je me suis retrouvée seule, face à l'ensemble des charges, sans ressources suffisantes pour y faire face.
J'ai entrepris toutes les démarches possibles pour m'en sortir. J'ai sollicité une remise de dettes auprès du tribunal, qui m'a été refusée en raison de la faiblesse de mes revenus, tout en m'orientant vers le dépôt d'un dossier de surendettement. J'ai également été accompagnée par la CAF, le Conseil départemental et des assistantes sociales, qui m'ont toutes confirmé que je n'avais aujourd'hui plus d'autre solution.
Dans le même temps, ma situation s'est encore aggravée : France Travail a réduit mes allocations de 30 % en raison de mon statut de gérante, et le Département a refusé d'ajuster mes ressources pour les mêmes motifs. Concrètement, pour les trois prochains mois, je vais me retrouver sans aucun revenu, en dehors des aides de la CAF.
Concernant mon activité professionnelle, je tiens à préciser que je ne perçois actuellement aucun revenu. Je me rembourse uniquement, lorsque la trésorerie de l'entreprise le permet, des frais kilométriques engagés dans le cadre de mon activité. Ces remboursements ne sont ni fixes ni réguliers et dépendent strictement des éléments comptables de la société. Ils ne constituent en aucun cas un revenu.
Je suis aujourd'hui à bout. Je fais face à une situation où, malgré tous mes efforts, je ne parviens plus à subvenir à mes besoins les plus élémentaires ni à honorer mes dettes. Chaque mois qui passe aggrave un peu plus une situation que je ne contrôle plus.
Je tiens néanmoins à souligner que mon entreprise est viable à moyen terme. Je m'y consacre pleinement, travaillant sans relâche pour tenter de reconstruire une stabilité et offrir un avenir à mes enfants. Je pense pouvoir, d'ici 2027, me verser un revenu d'environ 800 € mensuels. Mais aujourd'hui, je n'ai plus le temps nécessaire pour atteindre cet équilibre sans aide.
C'est pourquoi je me tourne vers vous en dernier recours. Sans accompagnement, je ne vois plus d'issue à ma situation. J'ai toujours eu à cœur d'honorer mes engagements, mais les événements successifs — licenciement, difficultés professionnelles, endettement croissant, puis divorce — m'ont conduite à une impasse.
Je sollicite aujourd'hui votre compréhension et votre aide afin de pouvoir bénéficier d'une solution adaptée, qui me permette de repartir sur des bases saines et de retrouver une stabilité durable.
Je vous remercie sincèrement de l'attention que vous porterez à ma demande et reste à votre disposition pour tout complément d'information.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Citation de: Mouny le 08 Avril 2026 à 19:40J'ai sollicité une remise de dettes auprès du tribunal, qui m'a été refusée en raison de la faiblesse de mes revenus
Vous pourriez préciser ?
Pardon d'être un peu brutale, mais vous entretenez un miroir aux alouettes avec votre entreprise, non ?
Au-delà du fait qu'elle ne génère aucun revenu pour vous, vous dîtes dans votre fil principal (https://forum-entraide-surendettement.fr/index.php?topic=35896.0) qu'elle n'est pas en capacité de vous rembourser les frais engagés pour vos déplacements...
Ca paraît quelque peu problématique, et difficilement tenable à moyen terme... :-\
Bonjour,
Il n'y a pas grand chose à préciser.. sur l'ordonnance il est marqué « vu la situation obérée de madame, nous invitons Mme à saisir la commission de surendettement »
Est ce que je le rajoute à la lettre ?
Vu de l'extérieur je comprends votre point de vue pour l'entreprise. C est une agence immo. Je n'ai pas de franchise, pas de crédit, pas de découvert sur la société. Il y a beaucoup de charges à l'ouverture, que je suis en train de réguler.
Je suis suivie par un expert comptable spécialisé dans l'immobilier.
Lui même a fait un rapport pour assurer la viabilité de l'entreprise.
Le premier bilan est assez bon.
Mais pour le moment vu le coût des charges que représente un salaire c'est juste compliqué. Mais ça va venir.
Je rajoute ou enlève quelque chose dans ma lettre selon vous ?
Merci encore 🙏
En fait, ce que je ne comprends pas, c'est dans quel cadre vous avez sollicité une "remise de dettes"...
La question, concernant votre entreprise, est celle-ci : comment allez-vous faire si elle ne peut pas payer vos frais de déplacements ?
Heureusement que vous êtes là, il y a effectivement erreur de formulation. C'est un délai de grâce pas une remise de dette que j'ai demandé au tribunal, après avoir tenté de négocier avec les créanciers.
À part cof ils m'ont tous dit non, et en me renseignant en parallèle ici j'ai déposé un délai de grâce. Sans succès ...
Ce n'est pas que l'entreprise ne peut pas me rembourser mes frais c'est qu elle ne peut pas me les rembourser mensuellement. Il arrive que j'attende un ou 2 mois supplémentaires pour être remboursée.
L'idée pour ne pas être embêtée serait de mettre de côté les sous qu'elle me doit sur le nouveau compte pour ne pas que ça serve à combler le découvert.
À part la remise de dettes que j'enlève pour mettre le délai de grâce, est ce que vous pensez qu il faut que je modifie quelque chose ?
Merci 😊😊
Votre demande de délai de grâce avait en effet fort peu de chances d'aboutir ! :P :P :P
Votre lettre est un peu longue, et trop détaillée...
Cette chronologie n'est pas très cohérente :
Citation de: Mouny le 08 Avril 2026 à 19:40dans un contexte de séparation très difficile pour mes enfants, j'ai cherché, à tort, à compenser leur souffrance par certains achats.
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En janvier 2026, ma vie personnelle a basculé avec la décision de divorcer.