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Surendettement ..... quand tu nous tiens !!!!!

Démarré par mouche, 01 février 2010 à 08:00:57

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mouche

01 février 2010 à 08:00:57 Dernière édition: 01 février 2010 à 08:27:45 par bisane »
Bonjour à tous,

Voici un article de  NICOLAS CAMIER publié le 06 janvier dernier....


Avec sa voix profonde, Pascal Tapsoba exerce sur son auditoire la fascination du professeur. Même lorsqu'il lit le Code civil...
Autour de la table, une douzaine de personnes attendent de lui un remède à leurs soucis financiers. Au 51 de la rue d'Inkermann, à Roubaix, on ne vient qu'en désespoir de cause. Et souvent tête baissée.


Ce matin-là, c'est permanence à C.s, une association qui fait du conseil juridique gratuit aux surendettés. Pascal Tapsoba, le juriste, explique l'aide qu'il peut apporter. Rapidement, questions et remarques fusent. « Les banquiers nous baratinent », lâche soudain ce couple forcé de demander à un conseiller de lui laisser « un bout des allocs » pour acheter de quoi manger.

Christelle, 39 ans, et Philippe (1), 45 ans, sont tombés dans la spirale du crédit en 1995 après le licenciement de celle-ci. Cétélem, Sofinco, carte Pass... Un ménage modeste qui goûte aux joies de la consommation à la sauce revolving. « Vous voulez faire plaisir aux enfants, on vous dit "Prenez 300 E et vous remboursez par petits bouts". Après, on prend un nouveau crédit pour payer l'ancien. C'est un jeu sans fin », explique cette mère de six enfants.

Les ménages précaires forment le gros des surendettés de la région (43 % ont un revenu inférieur au Smic). Mais Pascal Tapsoba insiste : « Il n'y a pas de profil type. Avec la crise, le crédit est devenu un complément de revenu pour des salariés. » Marie en est le parfait exemple.
Cette Lilloise de 55 ans a dirigé pendant des années... un cabinet de recouvrement de crédit ! « Les gens payaient avec de plus en plus de retard », alors le cabinet dépose le bilan et Marie met le doigt dans le crédit conso pour « faire face aux charges courantes ».
« On ne se rend pas compte à quel point ça va vite », explique-t-elle. Trois ans plus tard, Marie doit 70 000 E. « Sans avoir fait de folies, de sorties ni pris de vacances. »
« Ici, c'est un peu la casse »


Dans la salle, il y a aussi Bruno, 50 ans. Depuis ses 18 ans, il a toujours vécu avec des crédits.
Avec 45 000 E de revenus annuels comme ingénieur dans le bâtiment, il ne se fait pas de souci. Mais en 2006, une mauvaise chute lui vaut dix-sept mois d'arrêt.
Depuis, il a retrouvé du travail mais les dettes se sont accumulées. Aujourd'hui, crédit immobilier compris, il doit près de 190 000 E.
Pour lui et les autres, le dernier recours est le dépôt d'un dossier de surendettement à la Banque de France (BDF).

En un an, le nombre de ces dossiers a augmenté de 20 % (744 189 fin septembre 2009). Avec un taux de surendettés pour 1 000 habitants deux fois supérieures à la moyenne nationale, la région décroche une triste médaille.

Rue Royale à Lille, au siège de la Banque de France, le directeur adjoint Jean-Yves Peltier l'admet : « Ici, c'est un peu la casse. »

Avec la crise, l'homme a dû embaucher des intérimaires pour gérer l'afflux. « On manque d'outils de vigilance pour responsabiliser les prêteurs » , estime celui qui milite pour un fichier où seraient recensés tous les crédits aux particuliers.
Il sourit quand il repense aux propos de Véronique Neiertz, la ministre à l'origine de la loi sur le surendettement en 1990 : « Dans cinq ans, cette loi ne servira plus à rien. » Quatre modifications législatives plus tard, le surendettement est devenu l'activité principale de la BDF.

Quand un dossier est accepté, la commission de surendettement établit un plan de remboursement. La personne est alors inscrite au fichier des incidents de paiement : aucun nouveau prêt ne peut lui être accordé.

Parfois, les dettes sont gelées, le temps que la situation du ménage s'assainisse (moratoire).
La commission peut cependant refuser un dossier sur un critère flou : la mauvaise foi.
Comme c'est arrivé à Christelle et Philippe. Leur dossier est en moratoire depuis huit ans.
Lors du dernier examen, ils ont été déboutés. « Je venais de retrouver un boulot mais il fallait une voiture. Ma grand-mère nous en a offert une qu'on lui rembourse tous les mois.
La BDF a dit qu'on avait aggravé notre situation. » Ils vivent maintenant dans l'angoisse des huissiers.


Surendettement : un cercle vicieux qui s'élargit


mouche


Tous les messages sont un espoir ...

l'indien

01 février 2010 à 13:27:01 #1 Dernière édition: 01 février 2010 à 14:03:16 par joel29 »
Merci Mouche,

pour cet article, il attire très justement l'attention sur la situation de souffrance des personnes, mais je ne suis pas d'accord sur l'orientation de son contenu.

CiterLes ménages précaires forment le gros des surendettés de la région (43 % ont un revenu inférieur au Smic).


C'est une mauvaise présentation de la situation. D'ailleurs les exemples qui suivent prouvent le contraire.

Probable 43 % de consultation à crésus, mais pas 43% des surendettés et encore moins 43% du surendettement.

Les ménages précaires sont relativement peu surendettés; ils paient par contre beaucoup de frais Bancaires le vrai scandale. Dans cette catégorie c'est souvent la variation brutale à la baisse du revenu, qui provoque de gros surendettement.

L'excès de crédit provoque la pauvreté, avec le coût exorbitant du crédit.

Mais poser le problème comme cela c'est une insulte aux personnes modestes, qui paient quelques fois de charge injuste, sans sombrer.

Il ne doit pas y a avoir de culpabilité du surendetté, c'est une erreur largement provoquée par l'irresponsabilité des prêteurs.

Reconnaître son erreur c'est un acte de courage, Quand tous (je dis bien tous) les acteurs du secteur financiers reconnaitront leur responsabilité, comme le font les surendettés en déposant une déclaration à la banque de France, on pourra espérer un progrès comme le souhaitait  Véronique Neiertz en 1990

bisane

CiterLes ménages précaires sont relativement peu surendettés; ils paient par contre beaucoup de frais Bancaires le vrai scandale

Pour rappel : Frais bancaires : les plus pauvres trinquent

CiterIl ne doit pas y a avoir de culpabilité du surendetté, c'est une erreur largement provoquée par l'irresponsabilité des prêteurs.

On est bien d'accord !
Et passé du temps ce matin à rédiger et reprendre ceci : Le bonheur est dans le prêt

CiterProbable 43 % de consultation à c.s, mais pas 43% des surendettés et encore moins 43% du surendettement.

Ce sont les chiffres du département du Nord... pas forcément représentatifs.
Et de toutes façons, à part les rapports complets, difficile de se faire vraiment une idée.
D'autant plus difficile que nombre de personnes méconnaissent leur propre surendettement !

Citeron pourra espérer un progrès comme le souhaitait  Véronique Neiertz en 1990

Laquelle espérait que le surendettement aurait disparu dans les 5 ans...
20 ans plus tard, c'est encore pire !  :(

Mais on continue de lutter !
il n'y a que les combats que l'on ne livre pas que l'on est sûr de perdre...

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